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Association ProGECO moto

Lettre d'information n°19

Quand turbo rime avec … Geco !

Un nouveau chapitre de la fiction de JP Dautricourt

 

" Autant vous l’avouer, nous avons longtemps hésité avant de publier ce qui suit (au moins une demi seconde), mais notre rôle étant l’information et le fait qu’on ne nous a pas vraiment caché ce « scoop » (c’est un euphémisme …), dont acte …

Sacrés japonais ! Pour sûr, dans le rôle du scénariste à effet, l’homme du soleil levant n’a de leçon à recevoir de personne !

Je te plante le décor ? Nous sommes une bonne trentaine de journalistes invités au japon par YAMAHA pour la présentation officielle d’une nouvelle chaine d’assemblage « révolutionnaire » sensée diviser par 2 le temps de construction d’une moto et ainsi en réduire le coût final de façon significative (à lire dans notre numéro de la semaine prochaine). On nous a regroupé par nationalité avec un traducteur attitré par groupe. Nous, les frenchies, fermons la marche (c’est pas innocent, tu vas comprendre).

Bon, déjà on a dû laisser nos appareils photo et téléphones portable à l’entrée, ce qui est surprenant vu qu’il ne s’agit pas du R&D de l’usine, mais cette porte qui s’est ouverte par inadvertance à notre passage, ce faux air embarrassé de nos guides et … ce drôle de moteur largement offert à notre vue (après rapide réflexion, il est logique de se poser la question de sa présence incongrue dans ce bâtiment « production » …), pue la mise en scène … à la japonaise !

Bien-entendu, notre regard expert a tout de suite remarqué qu’il s’agit d’un petit bicylindre en ligne suralimenté (bon, c’est vrai que pas besoin d’avoir bac + 12 en ingénierie mécanique pour remarquer la présence de ce mini turbo à la sortie des 2 tubulures, aussi petit que cette mécanique ultra compacte qui doit cuber dans les 250 à 300 cc, à vue de nez).

Donc, ce moteur est « posé » fixe sur une table d’atelier et il n’a aucune raison de s’y trouver ainsi. Nos « acteurs » font mine de refermer très vite la porte et laissent flotter un temps mort nous laissant le temps de nous concerter entre nous : un moteur turbo ? C’est dans l’air du temps avec cette mode du down-sizing en automobile : on réduit la cylindrée et on suralimente pour réduire les consommations et émissions polluantes. Bon, le turbo on a connu ça de façon éphémère au début des années 80, mais la mise au point souffrait d’un temps de réponse plutôt on/off de la suralimentation, et cette technologie a vite été abandonnée. Aujourd’hui, grâce aux progrès de l’électronique, des alliages et des turbo désormais à géométrie variable, la puissance arrive de façon beaucoup plus progressive en délivrant une puissance digne d’une cylindrée beaucoup plus importante, aussi progressive que cette dernière, pour une consommation bien moindre. C’est testé et appliqué depuis des années en automobile. Il est donc normal de voir cette technologie remise au goût du jour pour nos motos, non ? Suzuki y travaille aussi et va nous dévoiler sa « copie » au prochain salon de Milan.

Bon, on les laisse finir de jouer leur rôle en participant  nous aussi façon faux-cul . Tu te souviens que nous étions dans le groupe de queue ? C’est à ce moment-là que la porte s’est ouverte …

Je te passe le long cérémonial  qui a suivi, lequel n’a que peu d’intérêt par rapport à ta curiosité montante. Ne me remercie pas, on est comme ça à Bikes Hebdo !

Ce moteur est donc bien un bicylindre en ligne suralimenté. On sait à présent qu’il cube 499 cm3, donc remarquablement compact, minuscule même. Ce qu’il a dans les entrailles ? Là, on en saura pas beaucoup plus aujourd’hui, si ce n’est qu’il est super carré, possède un taux de compression très bas, est suralimenté par un inédit mini turbo à géométrie variable, qu’il a été testé pendant presque 4 ans en secret et qu’il développe 110 cv à 8500 pour 11,5 mk/g à … 4500 ! Son régime maxi est fixé à 11600 t/mn. Miam ! Sur le papier, voilà qui laisse présager du costaud, non ? On nous assure aussi une conso moyenne de 4,6 L/100 …

Alors, c’est pas du lourd ???

Tu veux le deuxième effet kiss cool ? Là, on va reparler de la Geco (oui, je sais, encore …) : Tu n’es pas sans ignorer que c’est YAMAHA qui a fourni la mécanique de la moto ayant remporté le dernier Bol d’Or, n’est-ce pas ? Ou alors c’est que tu vis sur une autre planète ! Bon, en agissant ainsi, la firme aux 3 diapasons, avec son flair habituel, a misé sur la moto française pour son devenir, mais sans impliquer directement son nom. Et c’est ça la seconde étape du projet franco/japonais : la mise en, production, sous le nom Geco, du moteur suralimenté et ce, très rapidement, d’après ce que l’on nous a laissé entendre ! De là à imaginer une Geco turbo dès l’année prochaine ? Sans trop nous avancer vu cette « vraie fausse » présentation. Geco devient ainsi une sorte de laboratoire roulant pour YAMAHA, et on peut supposer que la novatrice moto homocinétique va continuer à nous surprendre agréablement dans les années à venir, on parie ? "    

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(merci à tous de ne pas partager, ni le texte, ni les photos)