Verbatim : Paroles de « Pépé »

Thierry  : Question d’un néophyte: qu’elle est la différence (en quelques mots) du projet GECO et des motos développé par ELF basé sur la F1 dans les années 80?

Pour résumer : La Elf a greffé à l’avant d’une moto plusieurs solution automobiles par la méthode « step by step » (empirique) comme les bras avant poussés (Citroën), le Mac Phearon, etc. Mais sans jamais se poser la question de savoir quelles seraient les réactions produites.
Le GECO, à l’inverse part des réactions demandées par les pilotes (Moins de « wheelies » et moins de « stoppies » pour pouvoir accélérer et freiner plus fort et plus de grip), pour ensuite remonter à la technologie (calculer la cinématique puis concevoir les géométries capables de procurer ces réactions et enfin de fournir les réactions souhaitées) : C’est ce qu’on appelle la conception par la méthodologie dite de la »spécification fonctionnelle » en opposition au dessin par la méthode des petits pas.

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Une réflexion au sujet de « Verbatim : Paroles de « Pépé » »

  1. Je me permets d’ajouter 4 autres citations de Pépé que je trouve essentielles:
    1_Pourquoi les grands constructeurs n’ont pas encore fait une moto homocinétique ? Parce qu’on ne peut pas résoudre des problèmes en utilisant des schémas de pensée identiques à ceux que nous utilisions lorsqu’ils ont été créés. En moto traditionnelle, le schéma de pensée utilise la méthode de conception step by step, tandis que le schéma de pensée de la « GECO » repose sur la spécification fonctionnelle.
    2_On peut dépenser 50 milliards ou 100 milliards d’€ en tentant de créer une meilleure moto par le « step by step », cela ne produira pas un logiciel spécifique de calcul de suspension tels ceux que connaissent tous les ingénieurs automobile et que j’ai utilisé moi-même.
    3_Construire un proto en interne coûte 50.000€ et le programme de mise au point 100.000€. 30.000€ c’est 0.5% de ce qu’un constructeur estimerait être le budget minimum de développement d’un proto « step by step ».
    4_Nous savons que nous n’aurons jamais (au début en tous cas) des moteurs et des pilotes aussi performants que ceux des « machines d’usine » mais ce qui est sûr, c’est que l’expérience vaut le coup d’etre tentée car sinon beaucoup de techniciens continueront de penser que les motos bénéficient d’un « passe-droit » pour ne pas obéir aux lois de La Physique et n’utiliseront jamais le potentiel offert par les pneus actuels.

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