Verbatim : Paroles de « Pépé »

À propos de la TransFIORmer, je suis d’accord avec tout le monde ici : toute expérience nouvelle est a encourager, spécialement les expériences françaises.
Quelques réflexions à propos des commentaires :

1° La TransFIORmer est une moto conçue par le « step by step », qui a fait ses preuves en G.P. dans les années 80/90. Si elle dribble de l’arrière, cela n’a rien à voir à la conception de son train arrière qui est classique; c’est probablement un banal manque de mise au point.

2° Le « step by step » (la méthode des « petits pas ») est la méthode idéale de développement d’un produit existant.
Les défauts de la technologie des motos RCC, datant de 1928 pour la cinématique de transmission arrière (GUZZI) et 1934 pour la cinématique de freinage d’une télescopique (BMW), ne peuvent être éliminés en conservant le même schéma de pensée (step by step) qui fut la cause de ces défauts.

3° La BRITTEN, BUT, la Elf, la FIOR ont toutes été conçues par la seule méthode connue en moto : Le « step by step ».
Avec le recul, je pense que chacune d’entre elles auraient pu, à leur époque, détrôner la , si elles avaient été conçues par la méthodologie rationnelle de la spécification fonctionnelle, surtout la ELF qui disposait de tous le moyens financiers pour réussir.

4° Une « Funny fork » greffée empiriquement sur une moto « step by step », ne peut guère que procurer un léger avantage de freinage sur l’angle et uniquement sur l’angle (comme la BUT, la VYRUS, la TESI ou la METISS), et je ne comprend pas vraiment comment la presse peut encore considérer que passer d’une fourche à l’autre peut être considéré comme une moto nouvelle : La suspension « BUT » date de 1937 (FN), les différents modèles de « ELF » comme le » Mc Phearson » datent des années 50 et le bras poussé (Vyrus, Tesi etc) datent de 1925 (Georges WALLIS).

5° Moins un ensemble suspension/transmission ou suspension/freinage est homocinétique ou plus les poids non suspendu est important et plus il a tendance à dribbler.

Une réflexion au sujet de « Verbatim : Paroles de « Pépé » »

  1. Je me permets d’ajouter 4 autres citations de Pépé que je trouve essentielles:
    1_Pourquoi les grands constructeurs n’ont pas encore fait une moto homocinétique ? Parce qu’on ne peut pas résoudre des problèmes en utilisant des schémas de pensée identiques à ceux que nous utilisions lorsqu’ils ont été créés. En moto traditionnelle, le schéma de pensée utilise la méthode de conception step by step, tandis que le schéma de pensée de la « GECO » repose sur la spécification fonctionnelle.
    2_On peut dépenser 50 milliards ou 100 milliards d’€ en tentant de créer une meilleure moto par le « step by step », cela ne produira pas un logiciel spécifique de calcul de suspension tels ceux que connaissent tous les ingénieurs automobile et que j’ai utilisé moi-même.
    3_Construire un proto en interne coûte 50.000€ et le programme de mise au point 100.000€. 30.000€ c’est 0.5% de ce qu’un constructeur estimerait être le budget minimum de développement d’un proto « step by step ».
    4_Nous savons que nous n’aurons jamais (au début en tous cas) des moteurs et des pilotes aussi performants que ceux des « machines d’usine » mais ce qui est sûr, c’est que l’expérience vaut le coup d’etre tentée car sinon beaucoup de techniciens continueront de penser que les motos bénéficient d’un « passe-droit » pour ne pas obéir aux lois de La Physique et n’utiliseront jamais le potentiel offert par les pneus actuels.

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