Verbatim : Paroles de « Pépé »

Imaginons que la Géco de course (peut importe la première discipline que vous choisirez, Moto 2, Endurance avec le GMT 94 …..) mette 4 à 5 secondes au tour à toutes les autres motos ? je suis sur que c’est possible ! que va t’ il se passer ? tout le monde en voudra une, ça va mettre un gros coup de pied dans le fourmilière

À mon avis si nous arrivions un jour à une mise au point correcte et ensuite à faire une 2ème proto optimisant le premier (passer de 12 à 30% d’amélioration des distances de freinage), alors en effet nous devrions approcher des gains de l’ordre de 1.5 secondes à Valencia et 4.5 secondes au Bugatti.Mais nous en sommes loin et la fourmilière est solide.Il vaut mieux, donc, que nous nous concentrions sur l’endurance qui est la seule discipline où nous avons le droit de choisir nos gommes en fonction de la moindre chauffe et usure de nos pneus.Dans les autre catégories il suffit à la fourmilière de demander au fournisseur de pneu « AUTORISÉ » de sortir des gommes « plutôt dures » pour nous priver de toutes chances de performer, elle ne s’en priverait pas si nous avions la chance d’aller jusque là !merci de ton intérêt.

1° la passage de la chaîne à gauche se fait par le « cross-over shaft » qui assure la fonction homocinétique arrière, (tant qu’un constructeur ne nous fournira pas une BdV homocinétique.)En outre, il est porteur du frein arrière « inboard » qui permet de réduire le poids non suspendu de la roue arrière tout en centrant les masses

2° Que veux tu dire par « simulation » ? Tu veux savoir quoi au juste ? En effet les simulations que l’on voit sur You Tube par exemple, ne montrent rien : Ni la cinématique de chasse, ni la cinématique de répartition des masse, ni comment fonctionne la fonction homocinétique (Et là on ne peut pas encore le faire car le brevet n’est pas encore publié par l’INPI.).

D’accord, merci pour tes explications Éric, j’y vois plus claire
J’entends par simulation une petite animation montrant la  » fourche  » en activité, je me suis fait comprendre ?

De montrer un débattement « à vide » pour monter que l’empattement est COURT en courbe (pour la vitesse de passage), long au freinage (pour freiner plus tard) et long à l’acceleration (pour plus de répartition de masse sur le train arrière) ? Et sans pouvoir montrer la fonction homocinétique ?

C’est possible… si on à le temps de le faire, quand tous le dessins de pièces seront terminés !

L’homocinétie n’a pas de rapport direct avec un débattement vertical de la roue. Sur le GECO le débattement n’est vertical que lorsque c’est utile : lorsque la suspension est comprimée en courbe !

L’homocinétie Hugues, consiste à supprimer les accélérations de roues (parasites) par rapport aux masses suspendues de la machine, à l’avant comme à l’arrière.
D’ailleurs, je me répète pour toi : Un type de suspension avant « en lui même » n’apporte pas grand chose et s’il est conçu empiriquement, il n’apporte même rien du tout.

Une bonne méthodologie de calcul peut améliorer n’importe quelle suspension y compris télescopique.

Donc Hugues, si tu veux voir quelque chose d’explicite : une vidéo des facultés homocinétiques avant et arrière : En général on montre deux marques sur les 2 pneus sur les axes des valves comme point de repère par exemple, par rapport à 2 marques fixes sur le sol déterminant l’empattement RÉEL constant et non la mesure au milieux des roues (ce qui ne veut rien dire pour déterminer les liaisons au sol, en auto on le sait depuis bien longtemps : VOIES ET EMPATTEMENT RÉELLES SE CALCULENT AU SOL )…
… Il va falloir attendre la publication des brevets.

J’avais un stagiaire chez Tecmas (Romain La Monica), qui me parlait toujours de mon « savoir », alors que je suis intimement persuadé que le « savoir » tue l’imagination.
« La seule source de la connaissance vient de l’expérience, le reste n’est que de l’information » disait Albert Einstein. C’est çà et l’envie permanent d’apprendre qu’il faut développer chez les élèves ingénieurs…
… pas le « savoir » imposé par les idées reçues scientifiques de l’époque et destinées à être dépassées tôt ou tard.
Seuls les OUTILS et les languages (Mathématique, Langues) doivent être appris CAR CE SONT LES SEULS qui sont vrais puisque CONVENTIONNELS.

Je n’ai jamais rien vulgarisé en G.P., sans y avoir été forcé par les évènements. Les freins à disques parce que les tambours « bloquaient », les roues monobloc parce que j’ai perdu des places à mon 1er GP de France à cause de rayons desserrés. Le monoschock parce qu’il n’y avait pas de bons amortisseurs « bi ». Le cadre alu pour un obligation de poids. Etc, etc.
Il n’y a jamais eu d’innovation pour l’innovation de ma part (pour se faire reluire l’ego). Seulement des nécessités d’améliorations.

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Une réflexion au sujet de « Verbatim : Paroles de « Pépé » »

  1. Je me permets d’ajouter 4 autres citations de Pépé que je trouve essentielles:
    1_Pourquoi les grands constructeurs n’ont pas encore fait une moto homocinétique ? Parce qu’on ne peut pas résoudre des problèmes en utilisant des schémas de pensée identiques à ceux que nous utilisions lorsqu’ils ont été créés. En moto traditionnelle, le schéma de pensée utilise la méthode de conception step by step, tandis que le schéma de pensée de la « GECO » repose sur la spécification fonctionnelle.
    2_On peut dépenser 50 milliards ou 100 milliards d’€ en tentant de créer une meilleure moto par le « step by step », cela ne produira pas un logiciel spécifique de calcul de suspension tels ceux que connaissent tous les ingénieurs automobile et que j’ai utilisé moi-même.
    3_Construire un proto en interne coûte 50.000€ et le programme de mise au point 100.000€. 30.000€ c’est 0.5% de ce qu’un constructeur estimerait être le budget minimum de développement d’un proto « step by step ».
    4_Nous savons que nous n’aurons jamais (au début en tous cas) des moteurs et des pilotes aussi performants que ceux des « machines d’usine » mais ce qui est sûr, c’est que l’expérience vaut le coup d’etre tentée car sinon beaucoup de techniciens continueront de penser que les motos bénéficient d’un « passe-droit » pour ne pas obéir aux lois de La Physique et n’utiliseront jamais le potentiel offert par les pneus actuels.

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