Le GECO R15 à Nogaro les 9 et 10 mars 2017 : compte-rendu d’Eric Offenstadt.


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oulages des 9 et 10 mars à Nogaro. Le débriefing de Pépé.

 

 

« Après le chrono de 1’29″5 de Lucas Mahias malgré les pires conditions de roulage à l’automne dernier, nous nous rendions à Nogaro avec les plus grandes craintes car Nicolas Salchaud est un pilote très doué,  mais un amateur avec un métier et il n’avait pas roulé de tout l’hiver.

La première journée s’est passée à calmer le comportement très vif de la moto avec ses nouveaux réglages de cartouches et ressorts Öhlins conçus pour un maximum de motricité afin de mettre Nico en confiance. Les chronos se situaient entre 1’31 et 1’32 ce qui était à peine plus rapide que ce qu’il avait réalisé en mars de l’année dernière en seulement 5 tours avec le GECO R15 moins développé.
Nico ne se plaignant pas des « wheelies » mais plutôt d’une moto qui s’écrasait de l’arrière, et le GECO R15 étant une moto extrêmement facile à régler, nous avons, JB Labruyère et moi, décidé de raccourcir la moto en montant une chaine plus courte et de rallonger l’amortisseur Öhlins.


Dans la dernière séance de la matinée il était une centaine de mètres derrière Nicolo Canepa du GMT 94 et semblait plutôt se rapprocher. Il alignait des tours réguliers en 1’30″1/ 1’30″2  malgré les pilotes à doubler à chaque tour. Dans le dernier tour, après le drapeau de fin de séance, il a allumé l’affichage VERT des meilleurs premiers et deuxièmes partiels de la séance. Mais le troisième partiel ne s’est pas affiché, drapeau de fin de séance oblige. L’acquisition de données affichait alors un chrono de 1’29″5 !
Pour un pilote en « reprise d’entrainement » c’était mieux que ce que nous avions espéré, le « but ultime » demandé à Nico était de 1’29″9.

Chistophe Guyot est alors arrivé dans notre stand pour nous prêter des disques d’origine afin de pouvoir monter les mêmes étriers que lui, ainsi qu’un pneu arrière Dunlop de meilleure qualité, dans le but de faire un comparatif direct avec ses motos.
Nous ne savons pas encore ce qui s’est passé, mais le démontage des étriers Beringer et le remontage des Nissin à fait que Nico s’est retrouvé sans freins au bout d’un tour 1 et demi. Le pilote a fait une glissade sans se blesser, mais le GECO a fini sa course droit dans le mur de pneus, mettant fin aux essais.
Nous ne saurons jamais si Nico serait descendu sous les 1’29″… ce qu’il espérait bien faire avec de meilleurs pneus.

Nous sommes donc un peu dégoûtés de ce qui nous est arrivé.
Cependant, quand nous regardons l’acquisition de données nous avons de bonnes raisons de modérer notre déception.
En effet, nous avons remarqué que Nico ne s’était pas encore adapté au freinage exceptionnel du GECO. Quand nous étudions les courbes de pression de frein, nous voyons qu’il met trop de pression à l’attaque, ce qui déséquilibre la moto et qu’ensuite, sur les 200 mètres suivants et jusqu’à l’attaque de la courbe il ne met plus que 17 bars (alors que Lucas mettait une moyenne de 21.5 bars avec le même système de freinage).
Nico est un pilote intelligent et dit lui même que c’est là qu’il doit progresser.
Ce qui est extraordinaire c’est que cette moto est tellement homogène que même sans se servir de son aptitude de freinage en ligne droite, juste en se servant du grip, de son couple de freinage constant sur l’angle et de sa motricité, elle est déjà compétitive malgré des pneus « du commerce » et une électronique de 2015 déjà dépassée.

Nous allons donc être obligés d’annuler, avec beaucoup de regrets, notre participation aux essais prévus au circuit Bugatti dans quinze jours (vu le nombre de pièces Yamaha et Geco détruites) et de nous re-concentrer sur un roulage à Magny-Cours dont la date restera à déterminer, car le métier de Nico lui permet difficilement de se déplacer en semaine. »

Galerie des photos de Pierre Gabriele.
Cliquez sur les images pour les agrandir.

4 réflexions au sujet de « Le GECO R15 à Nogaro les 9 et 10 mars 2017 : compte-rendu d’Eric Offenstadt. »

  1. Merci pour ce reportage sur les essais d’Alès.
    J’avais prévu de descendre vous voir mais un imprévu à contrarier ma venue.
    Dommage pour la chute à cause des freins avez vous trouver la raison de ce manque de freins? De l’air dans le circuit? Une bulle? Un mauvais positionnement des éléments de freinage,
    A bientôt sur le circuit de Magny Cours pour de nouveaux essais.
    Cordialement
    Badaire Jacques

      • Merci Michel
        Mais ça laisse un gout amer de ne pas savoir ce qui a causé cette panne.
        En tant que mécano, je serai inquiet.
        A quand les nouveaux essais à Magny Cours.
        A bientôt
        Jacques

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