2013-06 : Le Midi Libre

Merci au Midi Libre pour ce coup de pouce en termes de visibilité grand public !
(On pardonnera à la presse généraliste quelques approximations…)

 

Hérault : la moto du futur est en piste

Textes : OLIVIER SCHLAMA
22/06/2013, 11 h 33 | Mis à jour le 22/06/2013, 12 h 24
Engin révolutionnaire, la Geco réduit d’un tiers la distance de freinage.
Engin révolutionnaire, la Geco réduit d’un tiers la distance de freinage.
(D. R.)

Engin révolutionnaire, la Geco réduit d’un tiers la distance de freinage. Un prototype est en cours de fabrication à Lézignan-la-Cèbe.

En compétition, Éric Offenstadt s’était fait une spécialité de “gratter” ses adversaires au freinage dans les courbes rapides. Courageux à l’extrême en Grand prix moto face à des champions de la trempe d’Agostini. À la retraite, le freinage lui colle toujours à la peau.

Dans sa salle à manger, à Sète, trône une immense planche à dessin. C’est là qu’il a imaginé une moto révolutionnaire baptisée Geco, acronyme formé à partir du nom de ses concepteurs.


En référence aussi au gecko, lézard qui adhère partout. L’adhérence, c’est le dada de ce « savant fou » en passe de gagner son pari : sa moto grignotte un tiers de la distance de freinage ! Le prototype est en cours de fabrication grâce aux 35 000 € de bienfaiteurs anonymes à la suite d’appel aux dons sur Facebook, à des sponsors (Mutuelle des Motards, les vins de Jean-Claude Mas, etc.) et des partenaires comme l’écurie moto GMT 94, habituée au haut niveau.

Un potentiel alléchant
Un potentiel alléchant

La moto devrait prendre part à une course à Magny-Cours en novembre et être l’une des attractions du Mondial du deux-roues, le 3 décembre ! « Développer le prototype pourrait débuter d’ici deux ans, espère Olivier Gomez, directeur technique. La compétition permet de prouver vite le bien-fondé de nos brevets et de développer notre moto. Le budget du prototype est de 300 000 €. Michelin nous aide et nous offre la gratuité d’utilisation de son circuit, l’équivalent de 120 000 €. »

Certes, la base de cette moto est celle d’une Yamaha R1. Pour le reste, Éric Offenstadt a déposé trois brevets. Le châssis se passe de la sacro-sainte fourche télescopique à l’avant et du fameux bras oscillant.

Olivier Gomez précise : « Notre concept consiste entre autres à remplacer la fourche avant par deux amortisseurs reliés entre eux et à en ajouter un 3e à l’arrière liant les deux roues. » L’autre brevet concerne un étrier de frein mobile.

Le prototype est en train d’être réalisé à Lézignan-la-Cèbe, dans l’Hérault, par une société de conception automobile à l’origine, Global concept automobiles (GCA). La Geco sera la seule moto 100 % française. Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, étudie le dossier.

Restera à nouer un partenariat avec un constructeur pour imaginer un jour une production en série et prendre la succession de la Voxan, dernière moto française. Pour Jean-Daniel Woirhaye, de l’Agence de l’innovation, « ça tient la route. » « Ce projet innovant a un potentiel alléchant », dit un ingénieur de Michelin, prêt à donner un coup d’accélérateur au projet.

QUESTIONS A…

Patrick Jacquot, PDG de la Mutuelle des Motards basée à Montpellier.

Pourquoi soutenir le projet ?

Il peut faire avancer la sécurité de tous les motards. C’est un pari osé, aux répercussions potentiellement énormes. Avec surtout des distances de freinage réduites jusqu’à 30 %, l’impact serait énorme sur la route, où la seule chose prévisible est l’imprévu. En deux-roues, les distances de freinage sont deux fois plus longues qu’en voiture. Du coup, la solution reste souvent l’évitement. La Geco peut changer beaucoup de choses, même si la sécurité d’un pilote réside surtout dans sa faculté à ne pas se mettre dans une situation à risque.

Qu’implique ce sponsoring ?

Ce n’est pas du sponsoring. Nous soutenons un projet auquel nous croyons. Une contribution de 10 000 € permettra de réaliser des usinages pour le prototype et d’aligner la Geco dans les courses d’endurance. C’est la meilleure façon de faire évoluer vite la moto, dans l’espoir que cela profite à tous. Avec 4 millions de deux-roues – 10 % des usagers de la route – c’est un gisement de sécurité à part entière.

L'article du Midi Libre

L’article du Midi Libre

 

L'article du Midi Libre

L’article du Midi Libre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *