Dossier technique MotoRevue.com : Les trains avant non conventionnels

Commentaire de Eric OFFENSTADT : (28/08/2013)

L’article date de 2010, donc d’avant le début de la conception du GECO.
Il faut donc excuser des explications très en phase avec le langage courant qui utilise le mot « MASSE » (notion de poids) à la place du mot CHARGE (appui).
Il dit « charger l’avant » (en langage de ménagère) au lieu de « dispose sa MASSE à l’avant » (en langage scientifique)
Moto-Revue ne faisait donc qui suivre les (mauvaises) habitudes à la mode.
Pour résumer: Les « non scientifiques » utilisent le mot « CHARGE » dans sa signification de langage populaire, en fait pour ne pas faire de confusion il serait plus facile de dire « APPUI ».
Dans le langage technologique la « CHARGE » est une notion exclusivement dynamique qui n’existe qu’au freinage et à l’accélération. La MASSE, elle, est une notion exclusivement statique : la masse du moteur ne passe jamais dans le pneu avant lors du freinage, mais sa charge, elle, se transfère bien à 100% sur le point de contact du pneu avec le sol pour un maximum d’APPUI.
Une ménagère charge son panier, un pilote met sa MASSE à l’avant où à l’arrière sans que cela ne charge quoi que ce soit (en langage scientifique).
Comme vient de l’expliquer Jérôme, seul le pilote et le carburant peut transférer un peu de masse.

Une des plus belles « funny-forks » (RIBI) jamais conçue et qui a gagné des G.P. !!! Voici la RIBI
Pour revenir à l’article de Moto Revue, il est bien fait et ne pouvait pas encore savoir en 2010, que ce n’est pas une architecture qui fait la tenue de route d’une moto, mais les cinématiques qu’elle induit.
Si le Mc Phearson de la ELF où de la BMW ne peuvent pas procurer des réactions nécessaires aux performances des MotoGP, la pluspart des autres systèmes pourraient être optimisés où le sont déjà comme sur la METISS.

Ce qui est difficile de faire comprendre au « peuple motard » qui est sevré de technologie depuis la fermeture du magazine « Moto Technologie », c’est qu’une fourche avant ne peut pas apporter grand-chose si le reste de la moto n’est pas conçue pour elle.

En général les fourches alternatives apportent un meilleur freinage sur l’angle car elle sont naturellement un peu plus homocinétiques, souvent elles ont des poids non-suspendus élevés (Parallélogramme, Duo-Lever) et des cinématique à chasse constante donc avec peu de maniabilité. D’autres se raccourcissent à l’accélération et au freinage. Ou ont un facteur maniabilité (Chasse x charge), très peu constant. Presque toutes ont des débattements trop faibles pour assurer un transfert de charge (appui) procurant une bonne motricité.

Presque toutes ces suspensions ont bien fonctionné dans le passé, mais la plus part n’ont pas été dessinée rationnellement (spécification fonctionnelle), mais en « step by step ».

EN UN MOT : CE N’EST PAS L’APPARENCE QUI COMPTE, MAIS LE CALCUL DE LEUR CINÉMATIQUE. À l’heure actuelle : seuls les bras poussés (dont la cinématique est beaucoup plus simple) sont arrivés à un très bon stade de conception : Vyrus, TESI, METISSE.

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