Vidéo Geco: Premier test sur circuit

Cadeaux !

par Pierre Geffrin

Le 1er juillet dernier, j’ai eu la chance d’assister à une grosse matinée de travail du prototype GECO sur le circuit de Rivesaltes. De belles surprises m’attendaient.

Depuis début 2013 où nous avons créé l’association ProGECO Moto – pour soutenir ce qui n’était alors qu’une idée, des calculs, des dessins, et un fourmillement d’innovations dans le cerveau d’Eric Offenstadt – j’ai l’impression de recevoir sans arrêt des cadeaux (Pépé appelle ça des miracles). Toutes ces personnes qui viennent sur notre groupe Facebook manifester leur enthousiasme, vous tous, dont plusieurs sont devenus de vrais amis, qui avez donné pour que le Geco roule un jour, les partenaires qui offrent leurs compétences et leur temps, les médias qui nous ouvrent leurs colonnes, les stars de la moto qui nous soutiennent au grand jour ou dans les coulisses… Pour moi ce sont de vrais bonheurs, des cadeaux de la vie.
Et puis, derrière un lien à cliquer en bas de cette gazette, un cadeau que j’ai un immense envie de partager avec vous, en espérant que comme à moi il vous procurera une immense émotion.

Mardi 1er juillet 2014, 7h45, Lézignan-la-Cebe, parking de l’atelier GC Automobile. Je ne suis pourtant pas du matin, encore moins quand je suis en vacances dans cette magnifique région. Mais je vais ENFIN voir rouler le Geco, notre Geco ! Pépé est déjà là, et rapidement toute l’équipe de ce jour est réunie. Jean-Baptiste Labruyère le mécano, le pilote « dévermineur » Thibaut Gourin et Jean-Michel son papa, et enfin Sylvain Galéa, l’artiste soudeur. « Baygon Noir » est aussi de la partie : il a truffé la machine de mini-caméras qui vont permettre d’analyser le travail des suspensions et du système F.R.I.C. La bête a dormi dans la remorque, chargée la veille, chaussée des nouveaux slicks offerts par Michelin. En route ! Sur le trajet, Eric m’explique les modifications qui vont être testées aujourd’hui.

Le Grand Circuit du Roussillon qui nous accueille aimablement n’est pas tout à fait désert. Luc Jennepin, photographe envoyé par notre partenaire La Mutuelle des Motards, Franck et Fred, de Photodrone sont déjà là et préparent leur matériel. Le temps qu’il faut pour que les gommes montent en température, et Thibaut s’élance pour un premier run. Il connaît le circuit comme sa poche, car il y est souvent venu faire des tests avec ses propres machines. D’abord prudemment, puis le rythme s’accélère, aidé par la confiance procurée par les pneus slicks. Premier arrêt. Tout le monde est autour du pilote pour écouter ses impressions. Les freins ne donnent pas satisfaction. Aussitôt, JB, qui a déjà remis les couvertures chauffantes sur les roues, essaie un autre branchement, en shuntant le répartiteur. Purge, vérification, et c’est reparti.

Encore une série de tours, et c’est l’échappement qu’il faut adapter. En augmentant le rythme, Thibaut sollicite davantage les suspensions, et le pneu arrière vient toucher les silencieux sous la selle. Sylvain modifie leur fixation, tandis que JB ajuste l’assiette du Geco. On ne perd pas de temps, Thibaut est en selle au bout de quelques minutes, et s’élance à nouveau. Gaz à fond en seconde, sans électronique, Thibaut lève un peu l’avant de la machine dans la courte ligne droite. Comme attendu, le système F.R.I.C. retarde les wheelies et les rend doux et très contrôlables, comme on le verra en vidéo. Les chronos s’améliorent régulièrement.

Ainsi se déroule la matinée, entre les runs et les arrêts techniques, jusqu’au moment ou les karts reprendront possession de leur piste. La phase de « déverminage » du GECO est bien avancée, étape indispensable dans le développement d’un prototype. On pourrait la comparer au débogage d’un nouveau logiciel informatique : seule l’utilisation réelle permet de trouver tous les points à corriger avant d’entamer la recherche de performance, en particulier pour la sécurité du pilote. Ce petit circuit convient parfaitement : accélérations, freinages, changements d’angle s’y succèdent, sans atteindre de hautes vitesses. Le Geco est bien né. Toutes les corrections apportées sont mineures et ne remettent pas sa conception globale. Encore une journée avec la moto habillée de ses carénages, et il sera temps d’aller sur des circuits plus rapides…

Je vous parlais de cadeaux, les voilà : Une semaine plus tard, je reçois un mail que je n’attendais pas. Photodrone a réalisé un magnifique montage des images et nous l’envoie. Franck a illustré son travail avec une musique de Shaka Ponk, groupe français hyper créatif que j’adore encore plus depuis que je les ai vus en concert au Printemps de Bourges. Waow ! J’en ai des frissons partout ! Je regarde le clip en boucle (les autres bénévoles de l’asso me diront ensuite avoir fait pareil…)

A ce stade, nous sommes impatients de partager ces émotions avec vous, membres de la Tribu. Petit souci : nous ne pouvons pas diffuser ce clip avec une musique dont nous n’avons pas les droits… Qu’à cela ne tienne, Jean-Michel Gourin contacte Shaka Ponk et leur présente l’aventure GECO. Quelques échanges de mails plus tard, ça y est ! Apportant ainsi leur aide à notre projet, le groupe et son label tôt Ou tard nous autorisent à utiliser la musique !!!
MERCI SHAKA PONK !

Alors mettez le son à fond, l’image en plein écran… et régalez-vous !

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