Les fabricants de motos américains sont confrontés à un nouveau tarif de 50 pour cent sur les motocyclettes importées au Canada, Harley-Davidson et Indian Motorcycle étant les plus grandes marques concernées.
Le nouveau tarif entre en vigueur le 8 septembre et s'applique aux motos construites aux États-Unis avec des moteurs à combustion interne de plus de 800 cm3. Cela fait partie d'un ensemble plus large de tarifs de rétorsion introduits par le gouvernement canadien en réponse aux nouveaux droits américains sur les produits canadiens.
Pour Harley-Davidson, le tarif couvre une grande partie de sa gamme. Le Nightster de la société, par exemple, utilise une version 975 cm3 du moteur Revolution Max, ce qui en fait le plus petit vélo que vous puissiez acheter chez eux. Si la marque américaine introduisait son fameux Sprint dans la région, ce serait le seul modèle de la gamme qui tomberait sous le seuil tarifaire.
Comme Harley, la gamme Indian est dominée par des bicylindres en V de grande capacité. Le plus petit vélo de la famille est le Scout Sixty de 999 cm3, également disponible en variante A2.
Harley a vendu 6 434 motos au Canada en 2025, ce qui représente près de 5 % de ses ventes au détail mondiales. Les ventes ont déjà légèrement baissé en 2026, avec 3.735 motos vendues durant les six premiers mois de l'année contre 3.912 durant la même période en 2025.
Indian Motorcycle est également concernée. La marque affirme que toutes ses motos actuelles sont assemblées dans son usine de Spirit Lake, dans l'Iowa, et que ses plus grands modèles de croisière et de tourisme entrent dans le champ d'application du nouveau tarif canadien.
Le chiffre de 50 pour cent ne signifie pas nécessairement que les clients canadiens verront le prix des motocyclettes concernées augmenter exactement de ce montant. Le tarif est facturé sur la valeur en douane de la moto importée, et les fabricants, distributeurs et concessionnaires peuvent choisir quelle part du coût supplémentaire est répercutée. Cela dit, dans le climat actuel et avec les concessionnaires de motos du monde entier soumis à des pressions financières, il est peu probable qu'ils avalent eux-mêmes le déficit.
Les motocyclettes déjà présentes au Canada avant l'entrée en vigueur du tarif ne seront pas non plus affectées, tandis que les motos fabriquées aux États-Unis et déjà en transit au moment de l'entrée en vigueur des nouvelles mesures seront également exonérées. Les nouveaux stocks importés après le 8 septembre seront soumis au droit de 50 pour cent.
Il existe quelques exceptions notables aux tarifs, les motos électriques étant les plus notables. C'est une bonne nouvelle pour LiveWire, la filiale électrique de Harley-Davidson, mais probablement pas suffisante pour redresser sa fortune du jour au lendemain.

Ce droit de douane est le dernier développement dans les relations commerciales de plus en plus complexes entre les États-Unis et le Canada, qui ont vu le Premier ministre canadien, Mark Carney, et le président américain, Donald Trump, échanger des droits de douane et des propos trash.