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LA GAZETTE GECO n°75

Lettre d'information de l'Association ProGECO moto

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Entretien avec Thibaut Gourin

A l'issue de ce troisième roulage, Thibaut Gourin
se confie à La Gazette Geco.

 

La Gazette Geco : Thibaut, tu as largement contribué à la phase de "déverminage" du Geco, quel est ton sentiment aujourd'hui ?

Thibaut Gourin : Tout d'abord je suis très fier et très heureux d'avoir pu aider l'équipe d'Eric Offenstadt, Olivier Gomez et Jean-Baptiste Labruyère à démarrer la mise au point du Geco. C'est un belle marque de confiance pour un jeune pilote comme moi.

- Justement, Pépé souhaitait un jeune pilote, quelqu'un qui ne soit pas figé dans ses certitudes. Le pilotage du Geco est il vraiment différent ?

- Plutôt, oui ! En fait, je n'ai que dix-huit ans mais je roule à moto depuis mes huit ans, et j'ai commencé la compétition à treize ans. (ndlr : l'année suivante Thibaut décroche le titre de Champion de France 125 Promosport) Du coup j'ai quand même pas mal de choses à "désapprendre". Et puis, ces trois premiers roulages ont été très différents. Le premier roulage était une découverte. Il m'a fallu m'habituer au poids et surtout au couple du R1, je n'avais jamais roulé en 1000. Ensuite, il y a eu pas mal de petits ajustements à faire au bord de la piste, ou d'autres qui ont été faits à l'atelier comme la position des bracelets. Les deux premières sorties, on avait des pneus de tourisme, mais aujourd'hui, avec les slicks ça devient vraiment intéressant. Je suis tout près de mes temps de référence en R6 sur ce circuit qui n'est pas vraiment idéal pour un gros cube. Mais j'ai encore beaucoup à apprendre sur cette machine qui demande un pilotage très différent, un nouveau pilotage que personne n'a encore aujourd'hui.

- Peux-tu nous décrire ce qui est différent ?

- Ce qui change avec le Geco, c'est surtout la façon d'interpréter en temps réel les sensations que la moto renvoie. Par exemple, quand tu perds l'avant sur une machine conventionnelle comme ma 600, tu connais la sensation, et tu sais comment réagir. Tu fais une "goutte d'eau" et tu reviens ensuite sur la trajectoire. Avec le Geco, avec la même impression dans le guidon, la moto se rapproche de la corde. Tu as parfois l'impression que tu vas tomber, et puis non. Le Geco est très stable en accélération et au freinage, et pourtant vif en entrée de virage. J'ai l'impression que plus on rentre fort dans le virage, plus il est facile. Mais je suis encore aujourd'hui trop concentré sur mon apprentissage pour être déjà dans la phase où je me ferai vraiment plaisir.

- Comment vois-tu l'évolution depuis les premiers tours de roues ?

- Très positive. On progresse beaucoup d'une séance à l'autre. La base est bonne, et je sais qu'on a encore de grandes possibilités de progresser. Côté technique bien sûr, puisqu'on n'a pas encore commencé la recherche de performances, mais aussi de mon côté pour apprendre à adapter mon pilotage aux possibilités du Geco.

 - Un petit mot sur toi pour que les membres de la Tribu te connaissent un peu mieux ?

- Que dire... Depuis tout petit je suis attiré par les motos, mon père (ndlr : Jean-Michel) faisait des rallyes routiers. Je faisais partie de ces gamins qui courent à la fenêtre dès qu'ils entendent une moto, et même aujourd'hui ! (rires) Ma première moto à huit ans était une tout-terrain, je suis passé à la piste à douze. Après mon titre en 125 Promosport, j'ai essayé le 125 Superbike, trop cher, et je suis maintenant en CEV 600 Supersport (ndlr : En tête du très relevé championnat espagnol après deux courses, Thibaut a hélas dû faire l'impasse sur les deux épreuves suivantes, par manque de budget. Il compte maintenant sur les dernières courses pour marquer de gros points). J'aime tous les sports extrêmes, surtout sur deux roues, comme le VTT de descente "DH". J'habite Montpellier, je suis en bac pro commerce, et je bosse en restauration dans mon temps libre pour essayer de compléter mon budget. Mon ami et moniteur d'auto-école Pascal Julliot m'a parlé du projet Geco, puis m'a fait rencontrer Eric Offenstadt, que j'ai revu ensuite au Salon de Paris. Eric a décidé de me confier le guidon de son bébé, grosse responsabilité ! J'espère surtout que l'avenir me permettra de continuer dans ma passion, pourquoi pas avec le Geco, avec le rêve et l'objectif d'en faire mon métier...

 - Merci Thibaut ! A bientôt au guidon du Geco , tous nos vœux t'accompagnent pour la suite de ta carrière !



Pour suivre l'actualité de Thibaut Gourin :
https://www.facebook.com/pages/Thibaut-Gourin/306492679413371?ref=ts&fref=ts

Thibaut et sa 600 Supersport sur le circuit d'Aragon

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