Fiction: « Le roman de GECO »

2em chapitre : (Auteur: JP Dautricourt, 01 mai 2013)

« Nous sommes le 15 janvier 2014 …
Ben ouais, et alors ?
Pour toi, ça ne signifie peut-être rien, mais pour moi ce jour n’est pas comme les autres : c’est aujourd’hui que je vais prendre possession de ma GECO !!!
Hein ? T’as besoin d’une récap’ ??? Tu crèches sur une ile déserte ou quoi ? Y a pourtant pas un jour où les médias spécialisés (et les autres …) causent pas de l’usine franco-japonaise implantée dans cette bonne ville de Sète, surtout depuis l’historique commande de la version homocinétique d’une certaine FJR 1300, prévue pour aller équiper toutes les forces de l’ordre de l’union européenne. C’est YAMAHA qui se frotte les mains …
En effet, depuis la retentissante présentation à Magny Cours du proto d’endurance où les journalistes les plus rapides de la presse européenne ont été invités à essayer le Lézard et ont, sans forcer outre mesure, déboulonné le record de la piste sous les regards médusés de tous les médias présents, y a eu comme un véritable tsunami dans le microcosme motocycliste … mondial ! C’était au lendemain de la manche française du SBK, et cette version endurance, avec un moteur stock YAMAHA, a tourné 3 secondes plus vite que le record juste établi par Sylvain Guintoli, vainqueur des 2 manches et nouveau champion du monde de la catégorie !!! S’il fallait une preuve qu’Eric Offenstadt avait raison, celle-ci a largement cloué le bec aux derniers sceptiques !
Mais ça, c’était rien encore …
Il y avait tout un staff japonisant présent autour du lézard et, lors de la conférence de presse, ce n’est pas Eric, mais un certain Yamamoto Kaparipé San, qui s’est adressé aux journalistes médusés. En des termes simples et sur un ton neutre, le japonais s’est adressé aux invités pour leur expliquer qu’une usine, tout juste sortie de terre et implantée à Sète, venait de commencer sa production pour les administrations d’Europe, que cette usine appartenait à YAMAHA, et qu’elle était considérée comme un gigantesque laboratoire des technologies du futur pour la firme japonaise. PRO GECO MOTO est une désormais une marque premium, avec des produits haut de gamme réservés aux motards fortunés. Yamaha, pour investir là-dedans, a démarché l’Union Européenne et réussi à leur vendre une moto pas encore construite ! Comment ? Mystère, mais ils ont visiblement réussi leur coup …
Une production a déjà commencé et personne n’était au courant ??? Les japonais y ont mis le prix, mais aucun employé recruté n’a vendu la mèche.
Donc résumons : les forces de l’ordre européennes vont rouler en brèle homocinétique, une Moto2 est en chantier, une MotoGP est prévue wild card au GP de France, la version endurance va se faire les 3 épreuves majeures, et … le client fortuné peut déjà passer commande pour une sportive, une sport GT ou une GT à base moteur YAMAHA. D’après le dernier communiqué de presse, le carnet de commande est archi plein et un délai de 6 mois est désormais requis pour avoir sa Belle. Heureusement pour moi, j’ai été un des premiers à sortir le chéquier, sachant très bien que la crise ne concerne pas les produits haut de gamme …
Donc, j’ai reçu la veille un appel de PRO GECO, m’invitant à venir chercher ma moto sur place. Et crois-moi, j’étais fébrile comme un gosse face à son nouveau jouet. Ma GECO est une sportive, avec un moteur de R1, comme le proto d’endurance qui m’a tant fait saliver pendant des mois ! Mais la mienne bénéficie des dernières nouveautés avec ses monobras avant et arrière, et cet ABS Beringer dont la rumeur coure qu’il est prévu pour équiper la future Moto2 …
Là, je prends l’avion avec, dans mes bagages, mon casque et mon cuir ! J’ai déjà hâte d’être sur place …
Quelle belle histoire que celle de ce Lézard motorisé ! D’un côté l’incroyable travail de toute une vie d’un chercheur fou de motos, et de l’autre un fantastique engouement du milieu motard né d’une simple page FACEBOOK. Sûr qu’au départ il y a eu 2 clans nettement opposés : celui des fans acharnés contre celui, sans doute compréhensible, des détracteurs. Et dire qu’à ce moment il n’y avait encore qu’un projet sur papier ! La GECO a vite fait le buzz et les détracteurs ont commencé à se faire plus discrets au fur et mesure que la moto prenait vie … grâce aux dons des (nombreux) passionnés versés à l’association spécialement créée pour elle. Mais ça, ce n’était que la partie immergée de l’iceberg avec des partenaires prestigieux qui frappaient à la porte, dont … YAMAHA France avec le prêt d’une R1. Rien n’est gratuit au pays du soleil levant et très vite le japon est entré dans la danse, ayant compris que ce projet allait changer le monde de la moto et qu’il fallait donc en être. Comment ont-ils procédé ? Là, peu de gens doivent le savoir mais avoir vendu une moto n’existant pas encore à l’Etat Européen pour financer la future usine GECO, tu avoueras que c’est fort et couillu, non ?
Donc, avec GECO, l’usine japonaise pose un jalon de plus sur l’Europe, jalon qui va œuvrer à lui donner un coup d’avance sur la concurrence avec la technologie homocinétique qu’elle va participer à développer, mais pas sous son nom propre. Là, c’est un autre coup de maître de la part du japon : en période de crise, YAMAHA s’est offert un capital sympathie non négligeable de la part du gouvernement français, lequel, pour remercier le japon d’avoir aidé cette jeune entreprise … tricolore, a poussé à la roue pour équiper le marché européen. Pari gagnant / gagnant et … visiblement gagné ! On a créé des emplois et on va en créer d’autres dans le futur, cette technologie joue sur le côté sécuritaire et le japon a promis d’aider GECO à travailler aussi dans le développement de moteurs « propres » à installer dans les châssis homocinétiques, en partenariat avec les motoristes du secteur automobile du pays. Ben dis-donc, et tout ça chez nous … ???
Tiens, autre chose : la wild card en MotoGP aura un moteur de M1 et sera sous la houlette directe du service course. Parait qu’elle roule déjà … au japon ! Mais là, on n’en sait pas plus, si ce n’est que le nom d’un ex pilote de renom maintenant retraité circule avec insistance pour en prendre le guidon, lors de l’unique sortie programmée du proto cette année, chez nous, bien-entendu … !!!
Bon, tout ça je l’ai glané sur le net que je visite avec avidité pour tenter de ne manquer aucune info sur l’évolution du constructeur de MA moto, laquelle, j’en suis certain, m’attend déjà avec impatience !
Pour en revenir aux machines « client », on peut déjà les commander via le réseau … YAMAHA où elles seront entretenues, ou directement à Sète (c’est ce que j’ai fait).
J’ai près de 1000 bornes à me taper, ce qui me permettra d’effectuer un bon petit rodage sur la route du retour. Ensuite, direction Xtrem Bike pour la première révision (mon pote Laurent, le boss, l’attend avec une certaine fébrilité).
Pourquoi j’ai tenu à faire la route ? C’est simple : pour rencontrer Pépé et sa petite bande, pardi !

3 réflexions au sujet de « Fiction: « Le roman de GECO » »

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