Technique Geco : Vocabulaire

VocabulaireLorenzo wheelie

Cabrage

Désigne, de manière générale, toute action relevant la partie antérieure (avant) d’un animal, d’un véhicule ou d’un objet. (« Wheelie »)

Les pilotes des motos de compétitions actuelles doivent à chaque accélération lutter contre ce phénomène, qui, eu égard au grip chimique des pneus modernes, empêche d’utiliser toute la puissance moteur sur les quatre premiers rapports.

Capotage

Jorge Lorenzo - Photo Han Mohd

Accident au cours duquel le véhicule fait un tonneau par l’avant.

La puissance des freins modernes, alliée au grip chimique des pneus actuels, rend très délicate la phase de freinage, où le pilote maintient la moto à la limite du capotage, la roue arrière décollant du sol.

Chasse, l’angle de chasse (ou l’angle de colonne)
(http://www.les7pechesdumotard.fr)

La chasse est la distance au sol entre le point sous l’axe de roue avant et celui dans la continuité de la colonne de direction. L’angle de chasse est l’inclinaison de la colonne de direction (et donc de la fourche) il est souvent aux environ de 24° pour une moto à tendance sportive. Plus l’angle de chasse est fermé plus la chasse est faible. Le déport des tubes par rapport à la colonne de direction (dans les tés de fourche) influe aussi sur la chasse, tout comme le diamètre de la roue avant ou dans une moindre mesure la hauteur du pneu.
Une chasse courte rend la moto plus réactive, plus maniable, mais cette maniabilité s’obtient au détriment de la stabilité en ligne droite et au freinage. La longueur de chasse idéale est donc une histoire de compromis.

Centre de gravité (CdG)

En physique, le centre de gravité (CdG), appelé G, est le point d’application de la résultante des forces de gravité ou de pesanteur.

En statique, le centre de gravité est le point d’application du poids. Il s’agit d’une simplification qui consiste à considérer le poids comme une force s’appliquant en un point unique, G, plutôt que de considérer une force volumique s’appliquant en chaque point de l’objet. (wikipedia)

Empattement (wikipedia)

L’empattement est la distance entre l’essieu avant et l’essieu arrière d’un véhicule, plus précisément la distance entre le moyeu de roue avant et le moyeu de roue arrière. C’est une dimension fondamentale d’un véhicule.

Empattement

Flèche :

« On définit la flèche f comme la déformation maximale d’un élément de structure soumis à une flexion simple. La flèche f est proportionnelle aux forces F exercées sur l’élément »

Sur moto : l’axe du pignon de boite n’étant pas sur l’axe de bras oscillant, nous devons laisser du jeu dans la chaîne afin que celle-ci ne soit pas en tension lors des mouvements de suspention. Cette «liberté» donnée à la tension de la chaîne, provoque des vibrations et des mouvements parasites ,  générant ainsi des accélérations parasites à la roue arrière.


Grip chimique

Capacité du pneu à générer de l’adhérence (effet « colle »)


Grip mécanique

Capacité au châssis (conception et réglages) à générer de l’adhérence (augmentation du frottement pneu / route)

Homocinétique :

definition du dictionnaire  (source : CRNTL):

homocinétique , adj.1. [En parlant d’un ensemble composé d’éléments de particules] « Qui ont tous des vitesses identiques ». 2. « Relatif à un joint entre deux arbres, de même principe que le cardan, mais supprimant les variations cycliques de la vitesse angulaire de l’arbre mené que produit un joint simple ». Il faudra mettre un deuxième joint à croisillon ou monter, à la place de ces deux derniers, un joint dit homocinétique (Chapelain, Techn. automob.,1956, p. 184)

On appelle joint homocinétique un système permettant de transmettre un mouvement de rotation, d’un arbre menant à un arbre mené, sans décalage angulaire quel que soit l’angle de brisure entre ces deux arbres et quelle que soit la variation de celui-ci. En général, l’équipement d’une traction avant consiste à placer (figure 1 et 2) de part et d’autre du pont-différentiel, une transmission comportant, côté roue, un joint homocinétique fixe (axialement s’entend) possédant une grande possibilité angulaire et, côté pont, un joint homocinétique coulissant autorisant un angle de brisure, d’ailleurs limité, et une translation

IUWA (PIT LANE):

IUWA (Induced Unwanted Wheel Acceleration = accélération de roue parasite).

Il y a plusieurs cas différents, mais le principe est le suivant :
Soit une moto qui avance à vitesse constante, et dont les roues tournent donc à vitesse constante. Puis pour une raison ou pour une autre, la suspension travaille, ce qui provoque diverses modifications de géométrie. Ces variations peuvent alors entraîner une brève modification de la vitesse de rotation d’une roue, voire des deux.
Dans le cas de la roue arrière, avec le moteur qui tracte fortement, soit le pneu accroche assez pour ne pas glisser et fait donc perdre un peu de régime au moteur, soit le pneu décroche, ce qui peut aller jusqu’à la chute. Dans les deux cas, il y a des contraintes sur le pneu qui contribuent à augmenter son échauffement, ce qui oblige à choisir une gomme un peu plus dure, donc moins performante.
On peut ainsi identifier plusieurs situations où le travail de la suspension génère des IUWA, et tout le travail de Pépé consiste donc à trouver le moyen de les réduire, voire les annuler.
Sans entrer dans le détail, il y a un cas où sur le seul débattement de la suspension en enfoncement, il faut que le pneu soit capable d’absorber en une fraction de seconde un supplément de rotation de plusieurs centimètres à sa périphérie. Si on réussit à diviser ça par 5 ou par 10, ça fait déjà un gros progrès. Et c’est encore mieux si on arrive à annuler complètement cette variation. Et ça, Pépé l’a déjà fait sur un de ses protos…
Il y a aussi le cas où le travail de la suspension perturbe le fonctionnement des freins parce que ça provoque des à-coups dans le défilement du disque entre les plaquette de l’étrier. On arrive aussi à gérer ça pur un meilleur freinage.
De proche en proche, le cumul de tous les petits gains finit par faire une différence sensible. Du moins on peut l’espérer. Car en compétition automobile, ça fait un brave moment qu’ils ont compris ça. Or la multiplication des paramètres géométriques d’un train avant de monoplace rend la chose beaucoup beaucoup beaucoup plus compliquée que dans le cas d’une moto, mais ils y arrivent…

Eric Offenstadt Ce qui compte c’est de définir une valeur d’IUWA nulle, puis de travailler en spécification fonctionnelle, évident mon cher Watson !

Mécano-Soudé : (source WIKIPEDIA)

Une structure mécano-soudée est un assemblage de pièces métalliques — en général de l’acier — obtenu par soudage, et ayant une fonction mécanique. Il s’agit en général de structures de grande taille.

L’intérêt du mécano-soudage est la possibilité d’obtenir des formes complexes à moindre coût, par assemblage de profilés. C’est le cas typique de bâtis de machines, de cadres destinés à supporter des charges, de systèmes de manutention (élévateurs, bras manipulateurs).

L’inconvénient principal est que la déformation due au soudage donne des tolérances médiocres, de l’ordre du millimètre. On peut résoudre ce problème en prévoyant des sur-épaisseurs, par exemple en soudant des platines, et en usinant ces sur-épaisseurs (enlèvement de matière) sur une fraiseuse à grande capacité ; on obtient alors une tolérance typiquement inférieure à 0,1 mm.

Plongée

Désigne, de manière générale, toute action baissant la partie antérieure (avant) d’un animal, d’un véhicule ou d’un objet. Dans le cas d’une fourche télescopique, la plongée au freinage peut dans une certaine mesure être considérée comme bénéfique, car elle a pour effet de diminuer la traînée et ainsi favoriser la maniabilité en entrée de courbe.

RCC (moto – )

« Ripante, Cabrante, Capotante ». C’est par cette abréviation qu’Eric Offenstad désigne les motos de conception traditionnelle. (voir ces mots)

Valentino Rossi en glisse

Ripage (source CNRTL)

Action de déplacer un objet pesant en le faisant glisser latéralement sur le sol ou sur un support.

Dans le cas de la moto, il s’agit de la glisse en courbe vers l’extérieur du virage. Cela engendre des dérapages spectaculaires, mais une perte d’accélération et une usure prématurée des pneumatiques.

Squat

(de l’anglais to squat, s’accroupir) En moto, on appelle ainsi l’écrasement de la suspension arrière à l’accélération, l’équivalent de la plongée au freinage.

Spécification fonctionnelle

En ingénierie, désigne une méthode de conception consistant à décrire le résultat attendu – la « fonction » (pour la GECO : le comportement des points de contact de la moto avec le sol par rapport au centre de gravité de l’ensemble moto + pilote), et non pas la géométrie et les matériaux des différents éléments. Une fois ces fonctions décrites et modélisées, l’outil informatique intervient pour proposer des solutions donnant le résultat attendu. Comme on peut le voir dans les images sur ce site, plusieurs solutions peuvent produire la fonction homocinétique.
La démarche inverse et toujours utilisée en moto est la conception empirique ou « step by step », consistant à améliorer l’existant par une analyse a postériori du fonctionnement de la machine construite, par l’aquisition informatique de données et le recueil du « feeling » du pilote.

Trainée

1. Composante de la résultante des forces aérodynamiques s’exerçant sur un corps en déplacement dans l’air, parallèle à la vitesse et de sens opposé.(Larousse)

2. Distance, au niveau du sol, entre le point de contact du pneu et le prolongement de la colonne de direction (syn : chasse)

Lexique mécanique

Dossier technique : Voyage aux limites de la physique


Lexique mécanique
par David Morcrette
Le petit glossaire du parfait mécano

Détails de la Kawasaki Z800 - Crédit photo : KawasakiAvez vous déjà entendu parler de cylindre à aillette, de reniflards, d’un moteur flat-twin ou d’une chaîne de transmission ? Kézako ? Si telle est votre première réaction alors cet article est fait pour vous.

Le Repaire des Motards est sans aucun doute LE lieu où les mécanos les plus chevronnés se retrouvent et échangent dans un langage inconnu, des informations secrètes sur les entrailles de leur moto. Pour les débutants qui souhaitent se faire une petite place et jouer les apprentis bricoleurs, l’heure est venue.

Avant toute chose il est nécessaire de comprendre le vocabulaire technique de base concernant la mécanique moto. Pour cela, inutile d’invoquer une formule magique ou d’acheter le livre « La mécanique pour les nuls », un simple récapitulatif s’impose.

Plus d’infos technique et mécanique

encore plus d’info ici : http://www.lerepairedesmotards.com/technique/decryptage-motogp.php

2 réflexions au sujet de « Technique Geco : Vocabulaire »

  1. Bonjour,

    Si je peux me permettre quelques observations sur le lien du lexique mécanique de monsieur David MOCRETTE. Bien qu’il ait le mérite d’exister, je suis toujours ennuyer de lire des choses plus ou moins erronnées qui peuvent « nuires » à l’apprentissage du savoir des non sachants.

    – Le dribbling et chattering sont deux phénomènes distincts: le premier est un rebond d’une roue (généralement AR et principalement en phase de rétrogradage), le second concerne le rebond des deux roues en oposition de phase l’une part rapport à l’autre et avec les fréquences bien distincts. Pour tout renseignement complémentaire, lire le merveilleux fourm PIT-LANE de Marc SERIAU.

    – Si l’on trouve la définition d’un « fourreau », il faudrait ajouter celui d’un « plongeur ».

    – Starter: ce dispositif est une aide au démarrage du moteur, mais à FROID. D’autre part, ce système n’est pas forcément électrique . Et avec l’injection, peux-tu encore parler de starter ?

    – Moyeu: ce n’est pas un axe central mais la partie central de la roue.

    – Raté: un bruit anormal émit pas le moteur n’est pas forcément un raté (ex: bruit d’embrayage, de vilebrequin, …). Un raté se caractérise par un défaut de combustion que la source soit électrique (allumage) ou d’alimentation d’essence (carbu voire système injection).

    Longue vie à la GECO que tout le monde souhaite voir rouler rapidement (mais pas trop vite, sans bruler les étapes).

    Ah, encore un point dans l’ABCDaire: vous évoquez le « ripage » sans aborder la « dérive » (modification de la trajectpoire due à la déformation du pneu. Par contre, je ne saurais dire si en moto ce phénomène est quantifiable.

    Cordialement

    L. NEGRA

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